Témoignages
J’ai 52 ans, j’étais seule à l’heure du déjeuner, c’était mon patron…
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Nous exigeons :

Des moyens financiers supplémentaires des pouvoirs publics pour la prise en charge des victimes ainsi que pour soutenir les associations qui luttent au quotidien contre les violences faites aux femmes.
Une prise en charge des soins à 100 % pour les victimes lorsqu’elles sont majeures et la gratuité des soins pour les mineures, aujourd’hui insuffisamment appliquée.
Une formation des professionnels des secteurs social, judiciaire, médical, éducatif à la prise en compte des violences sexuelles et sexistes : dépister, prendre en charge, réprimer, prévenir.
Des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles en direction du grand public notamment à l’école, dès le plus jeune âge.
Un jugement des crimes sexuels exclusivement en cour d’assises.
Une enquête systématique à la suite des plaintes pour crimes ou délits contre la personne.

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Sous la forme : 0178451296

Témoignages

C'était il y a 2 ans, j'avais 27 ans... Une très belle vie, une famille aimante, des amis, un travail, et je sortais d'une longue relation de plusieurs années. Je sortais donc espérant trouver l'homme de ma vie avec qui je me marierai et j'aurai des enfants. Un soir en boite, je rencontre un jeune homme charmant, on se regarde de loin, on se sourit, puis je dois partir, il est tard. Nous échangeons nos numéros ainsi qu'un bref baiser. Il me propose de me raccompagner chez moi, je refuse gentillement. Le lendemain en me réveillant je lis plusieurs messages sur facebook ainsi que sur mon téléphone. Je regarde donc son profil: 22 ans, célibataire, en dernière année d'une très grande école française. Je me dis "Dommage il est trop jeune", je n'imagine pas de suite sérieuse avec lui. J'accepte cependant de le revoir pour boire un verre. Il veut me retrouver chez moi, je refuse prétextant un grand soleil, mais je ne voulais juste pas avoir un inconnu chez moi! Nous nous retrouvons donc dans mon quartier, nous flirtons, et au bout d'une heure et demi, j'ai pris confiance et j'accepte qu'il vienne boire un verre chez moi, mais je lui précise : "Il ne se passera rien entre nous, je n'ai pas envie et je ne veux pas faire l'amour" car je le sentais tout de même pressant. Mais son sourire charmeur et la confiance en son statut social et son parcours de grande école, j'accepte me disant que forcément il sait ce que veut dire "NON". Sauf qu'à peine arrivée chez moi, il me saute dessus... Le début se passe plutôt bien même si je le sens de plus en plus pressant, je me dis qu'il saura s'arrêter. Je réponds à ces embrassades avec un sourire un peu gênée en disant "stop, arrête" et en repoussant ses mains qui me deshabillent, me disant qu'il joue mais que j'arriverai à lui faire entendre raison et qu'il s'arrête. Jusqu'à ce qu'en très peu de temps ma limite entre le jeu et le viol est franchie : je n'ai plus de vêtement et il a introduit ses doigts en moi. Là tout s'accélère dans ma tête. J'ai beau avoir dit "non" une vingtaine de fois, j'ai beau avoir répété " je n'ai pas envie et je ne veux pas faire l'amour" il ne cesse de répéter "mais si tu as envie, laisse moi faire" et il est en moi et ses mouvements sont de plus en plus rapides et violents.  Sa main gauche me tient mes deux mains au dessus de ma tête et sa main droite en moi. Je ne veux pas être victime d'un viol, ce n'est pas possible, cela ne peut pas m'arriver, je ne veux pas. Alors par instinct de survie, je laisse faire, je ne me débat plus. Il continue donc, fellation forcée en m'appuyant sur la tête, viol... Je vous passe les détails mais au regard des textes de lois, j'ai été violée 5 fois... Sauf qu'après ça, moi, mal dans ma tête, j'ai eu le déni, le doute, la culpabilité, la honte.. Je suis quand même allée à la police porter plainte, mais le policier m'a dit que ce n'était pas un viol, je l'avais emmené chez moi, j'ai répondu à ses baisers, il n'avait pas d'arme, il ne m'a pas drogué, ni frappé... Voilà... Encore plus mal dans ma peau avec cette trithérapie qui vous vide physiquement alors que déjà moralement vous vous laissez aller et que vous n'avez même plus de larmes pour pleurer tellement vous avez pleuré. Après la confrontation face à ce gamin qui pleurait, disant qu'il ne s'était pas rendu compte, et qu'il était TRAUMATISE que je puisse penser qu'il m'avait violée!!!!! Le policier me répétant que ce n'était pas un viol et que j'allais ruiner sa vie... J'ai retiré ma plainte, espérant que plus jamais il ne recommence et qu'il comprenne que quand une femme dit "non" rien qu'une fois cela devrait suffire. L'affaire a été classée sans suite... Et aujourd'hui 2 ans après j'espère qu'il recommencera et qu'il payera en prison pour ce qu'il m'a fait. Mais la loi écrite est une chose et hélas, la justice en est une autre. Et seulement 2% des violeurs payent pour ce qu'ils ont fait... Il faut que cela change!!!!!!
Marie-Solène
 

J'ai été violée et torturée en 1990. Je suis écrivain mais j'ai attendu presque quinze ans pour écrire des livres à ce sujet. "Juste une fin du monde" (L'Escampette) et "Presque africaine" (Editions Des Femmes). Ces deux récits disent ce viol mais aussi comment aux yeux des autres on devient une femme suspecte, pas assez vigilante, une qui le cherchait.
A la parution de ces deux livres j'ai entendu de nombreux témoignages de femmes qui n'avaient jamais rien dit de leur cauchemar, certaines pour ne pas perdre leur travail.
Il faut un courage colossal et le payer par des nuits d'insomnies lorsqu'on en parle sur les plateaux de télé ou au micro des radios, la peur revient, on se sent à nouveau dans la trappe infernale.
Jacqueline
 

Plusieurs fois par un ami de mon copain. Il m'a tant de fois menacée, je n'ai jamais osé en parler.
L.
 

Il y a 7 ans. Mon cousin. C'est moi qui ai dû m'excuser auprès de la famille.
Camille
 

Je vous écrit aujourd'hui car j'ai été victime d'une agression. Le souci est qu'il n'y a jamais eu de suite à mon affaire par manque de preuve et je n'ai été porter plainte que quelques mois après, je n'aurais pas dû attendre, ça a été une erreur de ma part mais je ne pouvais pas faire autrement, j'étais tellement choquée. Trop peur. Aujourd'hui j'y pense encore et c'est très dur, chaque jour est un combat, parfois je baisse vraiment les bras, mais ce qui me sauve c'est ma persévérance et je me dit que je peux y arriver et on y arrivera c'est sûr, on a chacune notre histoire, on a tellement souffert. Moi, en tout cas, je voudrais vraiment être comme avant, épanouie et bien dans ma peau, mais on m'a retiré cette joie de vivre. J'espère bien la récupérer.
J.
 

Violée en 1993, par mon compagnon de l'époque, je n'ai pas osé parler. Honteuse, coupable, humiliée, j'ai malheureusement  continué ma vie avec lui, incapable de parler, de porter plainte, de le quitter, car me sentant fautive de ne pas lui avoir offert une plus jolie vie sexuelle...Après 16 ans de vie commune et deux enfants, il m'a quittée du jour au lendemain pour "la femme de sa vie". tout ce que j'avais enfoui au plus profond de moi pour oublier, a refait surface. J'ai crié ma douleur...il a alors eu l'indécence de le raconter à deux personnes en tentant de se dédouaner... Elles m'ont écrit deux attestations de ses aveux. Mais après 10 ans, il y a "prescription", ma plainte a été classée sans suite. Pour que je me taise, il a essayé, par tous les moyens de me faire passer pour folle... Aujourd'hui, j'ai reconstruit ma vie avec un homme doux qui ne réclame pas des actes sexuels pour que "j'aie droit à un bisou, à de la tendresse"...Je mesure mon chemin accompli, ma reconstruction, et combien mon silence m'a été néfaste et destructeur...Aujourd'hui je m'insurge contre cette hypocrisie légiférée, car, pour ma tête et pour mon corps, il n'y aura jamais prescription...j'ai appris à vivre avec, j'ai appris à renaître, mais je n'oublierai jamais.,.
Aujourd'hui, je pense que ma reconstruction ne convient pas à ce monsieur, par tous les moyens , je dois être détruite. Il a donc inventé une histoire de maltraitance morale que j'aurais vis-à-vis de mes enfants. Après un an et demi d'instruction, j'ai été blanchie totalement.E n revanche, la justice ne fait rien de cette dénonciation calomnieuse. Le juge même n'intervient pas lorsque l'avocat de ce pervers prend la parole devant les enfants en annonçant fièrement en janvier 2011 lors de la clôture de l'enquête que "madame a clairement inventé l'histoire du viol pour nuire à mon client, pour qu'il perde le droit de voir ses enfants". Personne n'a protégé mes enfants, pas même le juge...je laisse à chacun le soin d'imaginer comment j'ai surmonté cette nouvelle épreuve...On ne peut rien face à un pervers... Même fuir ne suffit pas car tout est continuellement inventé pour que la vicitme devienne la coupable...Tant que mes enfants ne seront pas adultes je serai son jouet, sa proie...jusqu'à ce que j'aie la force d'oublier puisque la justice ne fera rien pour moi...ni pour toutes les autres...c'est sans doute un sujet trop tabou de par les statistiques qui montrent qu'on trouve des violeurs en nombre très surprenant dans les catégories sociales où on ne les attendrait pas, et en tous cas où on imaginerait aisément que cela ne peut exister vu le niveau social, vu la connaissance et le niveau culturel...On a tort...Mon ex mari est un "bac +5" nullement dans le besoin, posé, calme, toujours prêt à aider son prochain, mais humiliant sa compagne en toute intimité, en toute impunité...cela ne se voit pas...J'ai ramassé des papiers plein de sperme laissés ostensiblement à l'abandon pour me signifier (quand il ne le faisait pas directement de vive voix) qu'il n'avait pas son "content". Je ne porterai pas plainte pour le deuxième viol dont j'ai pris conscience il y a peu, naïve que j'étais : j'ai longtemps pris la fellation forcée de 2003 comme une nouvelle incapacité de ma part à ne pas le rendre heureux... Aller porter plainte sans preuve reviendrait à lui permettre de m'humilier une nouvelle fois...puisque même avec des preuves il peut m'humilier devant mes enfants et devant un juge qui ne bronche pas... je ne lui donnerai pas ce plaisir. Ne pas l'avoir sanctionné parce que la loi ne le permet pas lui autorise des dérives à d'auters niveaux...Quand on a goûté à l'impunité, on se sent fort... jusqu'au faux pas qui j'espère arrivera et le perdra...ou rêvons un peu...que la justice devienne juste mais de façon "RETROACTIVE". La loi ne devrait pas être juste modifiée pour les viols à venir...Parce que bon nombre de violeurs se promènent pendant que leurs victimes se suicident...Heureusement mon compagnon reste fort pour deux...mais jusqu'à quand?
Soizic
 

Je commence toujours mon cours hebdomadaire par des questions de courtoisie, je fais l'appel et prends des nouvelles. Tout le monde est là.
Je vois bien que cet après-midi Aline (le prénom a été changé) n'a pas l'air dans son assiette. Je lui dit que si elle veut, elle peut aller se désaltérer et prendre l'air 5 minutes dans le couloir.
Rien d'autre à signaler pour cette séance.
La semaine passe et la séance suivante arrive. Ça papote beaucoup en fond de classe. Sèchement je demande si la discussion concerne le sujet du cours. Non. Alors je les invite à se reconcentrer et à venir me parler à la fin du cours.
La claque.
"est-ce que quand on dit non, c'est un viol?"
Oui, bien sûr. Je suis là du haut de mes 26 ans, devant ma classe et je ne peux pas voir ces signes de détresse. Je suis désemparé. Alors j'ai fait ce qu'il fallait, je l'ai rassurée et envoyée vers l'infirmier qui est tenu au secret. La description, les circonstance; au fond; peu importe...
La question n'avait qu'une réponse pour moi, évidente, mais là j'ai compris que je vivais un monde différent. Je me suis demandé comment. J'ai eu honte de ne pas avoir pu m'en rendre compte la semaine d'avant.
J'ai compris aussi que les garçons et les filles de mes classes sont dans l'attente de la définition de leur position face à la sexualité. Qu'ils grandissent avec ces représentations personnelles de leur désir, formatées par l'image de la femme véhiculée au quotidien.
Les référentiels de formation touchent à la sexualité...IST, SIDA, contraception. Rien de plus.
"est-ce que quand on dit non, c'est un viol?"
Rien pour y répondre. Hors sujet.
Au vu des chiffres, je me demande comment cette question n'a jamais eu de réponse.
Je suis un homme. J'ai honte de la frayeur qui nait dans les yeux des femmes, cette frayeur qui ne s'éteint jamais: la peur d'être victime, et au delà, la peur d'en être coupable.
Romain
 

J'ai rencontré mon violeur sur internet via un site de rencontres, tout se passait bien. Après quelque temps de discussions nous nous somme rencontrés. Au bout de quelque temps, je me rends compte qu'il me ment, je commence à le rejeter, lui dire que c'est fini, il commence à être violent verbalement et physiquement souvent sous l'effet de l'alcool. Il me tient des promesses pour que je ne parte pas. Il a volé mon téléphone lors d'une soirée, m'a menacée avec une bouteille cassée de me trancher la gorge ... Et comme à son habitude il est venu un soir, je pensais pour s'excuser encore de soncomportement et bien non ... Il n’était pas seul ... Je veux pas détailler la suite mais j'ai dit non !!!!! aujourd'hui ça fait 2 mois je ne sors plus de chez moi, je pleure souvent en y pensant , j'ai des flash, des images qui me hantent, je ne peux pas regarder les séries policières sans avoir mal au ventre ... je vis dans la peur, je m'isole et n'arrive plus à ne pas être dégoûtée en regardant un homme ...
S.
 

Ce n'est pas moi qui ai été violé mais ma femme.
Elle est entrée en maison de repos médicalisée pour dépression grave et agoraphobie suite au décès d'un proche. Au bout de 15 jours sans sortir de sa chambre, elle prend son courage à deux mains pour aller voir là coiffeuse dans l'enceinte de la clinique. En attendent son tour elle discute avec un patient qui a l'air gentil et évoque un peu ses problèmes et lui fait de même. Le soir entre chaque passage des infirmières, il passe discuter un peu avec elle pour lui redonner un peu le moral. Après le dernier passage du personnel de garde il revient  la voir. Il s'assoit, discute un peu juste pour attendre que tout les traitements lourds qui sonnent ma femme fassent effet et c'est à ce moment qu'il commence son affaire. Un petit bisou pour commencer, mon amour lui dit que non elle ne veut pas, qu'elle est mariée. Il insiste voyant qu'elle était dans le cirage, la déshabille de force et l'emmène dans là salle de bain (moins facile d'appuyer sur l'alarme) et passe à l'action.
Je ne l'ai su que le lendemain soir elle avait tellement honte et peur que je la rejette.
Vu les sous-entendu du personnel soignant à son égard elle n'a pas voulu porter plainte mais a du aller aux urgences car cette ordure a fait ça sans protection donc traitement préventif qu'elle ne supporte plus à cause des effets secondaires.
Je me sent coupable de ce qui lui est arrivé car c'est arrivé le seul soir où je suis tombé de fatigue et je ne lui ai pas téléphoné. Si je l'avais fait, ça ne serait surement pas arrivé, je lui aurais dit de faire attention ou j'aurais prévenu l'établissement.
Je n'ai pas subi l'agression physiquement mais moralement je me sens blessé au plus profond de moi. Ma femme a malheureusement déjà subi ce genre de choses donc elle va "pas trop mal" mais moi je suis au bord de la crise de nerf à chaque fois que ça m'effleure l'esprit. J'ai l'impression "psychologiquement d'avoir subi le viol" moi aussi.
Est ce qu'on sortira un soir là tête de l'eau? je ne sais pas, je l'espère.
Anonyme
 

Je n'ai jamais été violée mais je voulais mettre en garde contre les hommes "insistants". Cela m'est déjà arrivé, et à des copines aussi, on en a parlé et la frontière avec le viol est très proche.
Il arrive qu'un ami ou une connaissance, à un moment où un autre, "tente sa chance". Ces moments sont difficiles à gérer car c'est là où l'on doit rester ferme. Moi personnellement je n'aime pas mettre des vents car j'estime que ce n'est déjà pas facile pour l'autre de se lancer donc j'évite d'être brutale ou sèche. Seulement voilà : avec certains il faut l'être! Et lorsque l'on sent que le gars insiste : déclencher l'alarme! Je veux dire par là que lorsqu'il a passé ce cap (l'insistance) il faut se fermer et ne rien laisser passer sinon il va repousser les limites encore et encore (il a déjà commencé et jusque là il n'est pas dehors donc pourquoi s'arrêter) et soit il va te faire céder et obtenir ce qu'il veut, soit te faire craquer et alors peut-être que ta crise ou tes pleures vont l'arrêter...
Dans ces moments il y a une chose à éviter : culpabiliser! Surtout ne jamais se dire "merde j'ai joué avec le feu, j'aurais dû être plus claire avec lui, je n'aurais jamais dû mettre ce décolleté, etc." car : NON ! Non les mecs ne sont pas des bêtes qui ne peuvent contrôler leurs pulsions! C'est comme pour nous, nous aussi on a déjà pu avoir très envie de sexe avec quelqu'un mais c'est plus difficile de forcer un homme. Et puis c'est malheureusement ancré dans les moeurs : c'est l'homme qui prend les initiatives pour la femme, la femme est un objet, "toutes des salopes", etc. Tellement d'idées ancrées qui, bien qu'elles soient dénoncées, font vite oublier à un homme (et y compris à sa victime) que rien que de s'inviter à poser ses mains sur le corps d'une femme alors qu'elle n'était pas d'accord suffit à atteindre sa dignité.
Lors d'un rapport sexuel nous avons des rôles différents, nous nous pouvons "céder" notre corps, pas eux, donc ils ne se rendent pas compte (du moins les hétéros). Lorsque tu n'es pas sûre : c'est NON! N'ayons pas peur de jouer les filles difficiles : une hésitation c'est que ce n'est pas le moment en tous cas alors c'est NON! Et ce n'est pas de notre faute, même si on a changé d'avis : le rapport est plus délicat pour nous donc l'homme doit l'accepter et puis de toutes façons le bon moment finira par se présenter.
Voilà, je voulais ajouter à l'intention des hommes (frères, copains, etc.) que quand une femme se plaint auprès de vous du comportement d'un homme, la dernière chose à faire c'est lui dire que elle n'aurait pas du ceci n'aurait pas dû cela etc. ! même si c'est ce que vous pensez c'est le coup de grâce pour elle.
Natacha
 

Je n'ai pas été vraiment violée. A l'âge de 9 ans mon beau-père m'a touchée et doigtéé. J'ai dit cela à ma famille, ils n'ont rien fait. Aujourd'hui, il est en prison pour viol et séquestration sur sa fille. Et dire que ma mère savait ce qu'il faisait. Ca me dégoûte. Aujourd'hui, je me sens coupable et j'en veux beaucoup à ma famille. Toutes ces choses qu'il m'a faites, car c'est pas la seule chose, jouent beaucoup dans ma tête. Je me demande si je peux porter plainte malgré son arrestation.

M.

Bien qu'étant un homme et étant totalement solidaires des femmes qui sont l'immense majorité des personnes violées, je voulais tout de même vous dire que j'ai été moi-même violé par la personne à laquelle je pensais le moins : mon compagnon. J’entends par viol dans ce cas un rapport sexuel non consenti; c'était il y a plus de 20 ans mais je ne l'ai toujours pas assimilé et je me suis senti obligé de quitter immédiatement cet homme que j'aimais plus que tout au monde. Et depuis la seule personne à qui j'en parle encore, c'est mon psychanalyste !
Mais je vous le rappelle, je n'écris pas pour les hommes violés quel que soit le contexte mais pour les femmes qui, je pense, en souffrent beaucoup plus qu'un homme !
Dominique
 

Il y a 3 ans ma fille de 14 ans qui vit chez sa mère a été victime d'un viol par le neveu de son beau-père qui a aussi violé sa cousine.
Il a été condamné à 2 ans de prison avec sursis et 3 ans de mise à l'épreuve.
Où est la justice???
J'ai été moi-même subi un viol à l'âge de 7 ans et aujourd'hui encore cela m'affecte, surtout parce que les protagonistes n'ont jamais été inquiétés,du fait qu'en 1970 le viol était un tabou, surtout au sein de la famille.
Il faut aujourd'hui que cela change et que les auteurs de viols soient punis à la hauteur des préjudices subits par les victimes.
Merci à tous et à toutes de m'avoir lu.
S.
 

Il n'y a pas que les femmes victimes de viol... Malheusement, mon mari a été violé à l'âge de 10 ans par ... son entraineur de foot. Il n'a jamais dit qu'il avait été victime de cette agression, car il évoluait dans une famille très stricte, et n'a pas osé en parler ni mème à sa mère, ni à ses frères et soeurs. Ce n'est qu'à l'âge de 42 ans qu'il m'a avoué ceci.
Il y a trois ans, il m'a avoué avoir fréquenté les prostituées et qu'il était tombé amoureux de l'une d'entre elles car elle avait vécu la même chose que lui.
Ceci a bien faillit mettre un terme à nore mariage ... évidemment. Il a tenté de se suicider. Il a été pris en charge psychologiquement, a enfin révélé ce secret à ses parents qui lui ont répondu : tu n'aurais pas dû nous dire ça maintenant, ça fait un souci en plus .... Quel soutien, alors vous imaginez à l'époque ?
Enfin, tout cela pour dire qu'il faut absolument avoir le courage d'en parler à un proche pour que les violeurs soient lourdement condamnés ; car cela bousille une vie entière pour celui ou celle qui l'a vécu. Nous sommes toujours ensemble, même si c'est parfois difficile, on regarde devant nous, on a encore des choses à vivre ensemble !
Anne
 

Réponse à Bernard Debré

Dimanche 15 mai, suite à l’arrestation de Dominique Strauss Kahn, vous avez narré sur votre blog votre honte de ses frasques, qu’il avait sali notre pays et que cette attitude donnerait des voix aux extrêmes. Malgré tout le respect que je vous dois et tout ce que vous avez pu faire pour notre pays, vous venez de dépasser des bornes qu’il ne faut pas dépasser.
En écrivant cela, vous ne pensez pas aux 75 000 viols par an en France dont la majorité reste impunie. Aujourd’hui, je fais partie de cette majorité, qui ne doit pas rester silencieuse.
Etudiante dans un Institut d’Etudes Politiques, j’ai 22 ans. J’ai été violée par mon cousin lorsque j’avais 9 ans. Ma mémoire ne m’est revenue qu’à 16 ans. Depuis, j’ai fait le choix de ne pas aller devant la justice. Pourquoi ? Parce qu’on m’a fait comprendre que mon pays ne m’aiderait pas. Vous comprenez, j’ai « trop réussi » selon les avocats pour qu’un jury me croit. Cette « histoire » - donc quelque chose qu’on raconte – remonte à trop longtemps, on ne pourra pas le prouver. Et oui … je vis avec quelqu’un. Dommage pour moi.
Evidemment, entre temps, j’ai réussi à vivre avec, à accepter et à surtout ne pas m’enfermer. Vous avez honte de ce qu’a fait Monsieur Strauss Kahn ? Et pourtant, personne ne fait rien pour aider les victimes de viol. Parce que je n’ai pas terminé dans la rue ou que je n’ai pas reproduit ce que j’ai subi, je ne mérite pas justice ? Ces personnes qui m’ont agressé physiquement, m’ont insulté et m’ont retrouvé lorsque j’étais à l’étranger ne seront pas punies.
Pourquoi ne pas aller devant la justice ? Parce que je ne veux pas qu’ils « gagnent » vraiment. J’étais devant un choix : passer au moins 5 ans de ma vie à me battre pour que justice soit faite et m’en oublier moi-même ou avancer, me construire et aider les personnes à qui ces horreurs sont arrivées. La justice ne sera néanmoins pas de la partie.
Bien sûr, cette faute ne vous incombe en aucun cas.
Cependant, en criant votre haine à peine 5 heures après l’inculpation de Monsieur Strauss-Kahn alors que vous ne vous êtes jamais occupés de ce sujet de société sensible… c’est de l’opportunisme. Vous saisir de ce sujet pour faire de la politique politicienne est injuste pour des personnes comme moi. Pourquoi Monsieur Strauss Kahn aurait ridiculisé la France plus qu’un autre ? Et les hommes, maris, pères, grands-pères, cousins, collègues qui abusent de leur entourage féminin et qui ne sont pas jugés par la France ? Que sont-ils ?
Le plus ironique dans cette « histoire » Monsieur Debré, c’est que mon cousin vote Front National et que moi je suis une sympathisante du Parti Socialiste.

A.

Le film

Idées reçues
Les violeurs sont tous des psychopathes-[field_nom-raw]
Le viol est un drame individuel-[field_nom-raw]
Le viol est un phénomène marginal-[field_nom-raw]
Les violeurs sont sévèrement condamnés-[field_nom-raw]
Le viol est commis par un inconnu-[field_nom-raw]
Les viol est le résultat de la misère sexuelle-[field_nom-raw]
Les filles aguicheuses sont plus violées-[field_nom-raw]
Elles nous soutiennent
Anne-Alvaro
Anne Alvaro
Valentine-Goby
Valentine Goby
Michelle-Perrot
Michelle Perrot
Marie-Christine-Saragosse
Marie-Christine Saragosse
Carine-Favier
Carine Favier
Nathalie-Rykiel
Nathalie Rykiel
Agnès-Bihl
Agnès Bihl
Marie-Ange-Le Boulaire
Marie-Ange Le Boulaire
Juliette-Jourdan
Juliette Jourdan
Nadja-Ringart
Nadja Ringart
Michèle-Le Doeuff
Michèle Le Doeuff
Olivia-Ruiz
Olivia Ruiz
Mercedes-Erra
Mercedes Erra
Emmanuelle-Piet
Emmanuelle Piet
Gabrielle-Houbre
Gabrielle Houbre
Marie -Moinard, En chemin elle rencontre
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Anne-Laure-Vincent
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